Mr Macron, je vous soumets MON idée pour résoudre la crise des gilets jaunes…

Je suis perplexe face au mouvement des gilets jaunes, et je ne crois pas être la seule.

Depuis 3 semaines, il se passe quelque chose en France. Soudain, l’expression des émotions est non seulement possible mais relayée. Il n’y a qu’à mettre une surveste jaune et descendre dans la rue.

Les médias se délectent de toutes ces opinions négatives. A moi, pourtant, il me semble qu’une large fraction des  interviewés se créent leur propre réalité, et, du coup, en parlant de leur vérité, passent à côté de celle de l’autre et surtout à côté des réalités du pays.

Bref, les gens espèrent un monde de douceur sucrée. Mais,  un peu comme les prof qui attendent toute leur vie la classe composée uniquement de premiers de classe, tout un chacun vit des journées dans le stress, les difficultés émotionnelles, relationnelles et en plus financières. Ce n’est plus de l’argent que l’on encaisse au quotidien, mais des émotions : douleurs, peines, inquiétudes, frustrations, privations, exigences, demandes émotionnelles, violence, irrespect. 

Donc, à l’heure actuelle, affirmer que l’on a du mal à finir les fins de mois suffit à faire partie officiellement du camp des gilets jaunes. Pour autant, la difficulté à finir les mois est-elle synonyme de pauvreté ? 

La définition de la pauvreté dans ce pays questionne. Les rues se remplissent de gens parait t’il trop pauvres pour boucler les fins de mois. Ou bien, trop pauvres pour les finir sans compter ? Un reportage questionne sur ce thème. Intitulé « Une France à l’euro près », présenté le 7 décembre 2018 sur BFM, il montre (à partir de 7mn20), un couple de retraités propriétaires se plaindre d’une vie difficile avec 3500 euros de revenu mensuel. Chocking, non ?  Non.. en fait la traduction que même des gens aisés ont du mal à finir les mois, leurs dépenses étant en relation avec leurs revenus. On est toujours au moins son propre pauvre, ou celui du voisin, si on n’a pas l’opportunité d’être celui de l’état.

Il y a tout de même une réalité à considérer. C’est que la France n’est pas à proprement dire, un pays pauvre.  Il y a une part de population pauvre et même une part croissante de gens inexistants pour la société. En contrepartie, ces vrais pauvres bénéficient de bien plus d’aides que dans n’importe quel autre pays, à commencer par les soins gratuits.

En revanche, dès la sortie de la zone de pauvreté, on entre vite dans l’océan dit de la classe moyenne. Et c’est que cela coince. Car cette France moyenne est la majorité. Mais une majorité hétéroclite, composée d’entités multiples, de revenus si variés, si divers,  et pourtant, par généralisation, soumise à des contraintes similaires puisque de la classe moyenne.

On évalue mal la richesse, et encore moins la sienne. La richesse est généralement évaluée sur ce qui entre dans le porte-monnaie, et pas sur ce qui reste. De ce fait, nombreux sont ceux qui sont assez riches pour ne pas bénéficier d’aides sociales, assez riches pour payer les aides des autres, et pauvres quand ils voient ce qu’il leur reste en fin de mois. N’oublions pas pour autant l’effort. A revenu égal, l’un va épargner pour acheter sa maison et l’autre tout dépenser. A revenu égal, ils n’auront pas la même richesse à l’arrivée. N’oublions pas le non plus le patrimoine, souvent résultant de l’effort. Le retraité à faible revenu ayant un patrimoine n’a pas de commune mesure avec celui qui doit payer pour se loger.

Mais, une vraie prise de conscience s’impose malgré tout. Soudain, on réalise et on verbalise que les dépenses des ménages augmentent tandis que les salaires stagnent, et que cela coince vraiment pour beaucoup. Normalement, avec un salaire de base, on peut, en France, manger, boire, dormir, vivre sous un toit. Ceci était valable il y a 1 siècle. Avant que la consommation n’ajoute à métro, boulot, dodo, des  basiques onéreux. Il y a un siècle, quand on n’avait pas d’argent, on n’avait pas de téléphone. Il y a un siècle, quand on n’était pas riche, on n’avait pas de voiture.

Sauf que maintenant, certains objets de base très chers sont devenus des incontournables de la vie quotidienne. Qui se passe d’un portable et de l’abonnement qui va avec pour chaque membre de la famille. Qui se passe d’un ordinateur, tellement indispensable que l’on oblige les plus pauvres à s’en servir pour tous les usages, que ce soit pour s’inscrire sur les sites de recherche d’emploi ou pour déclarer ses revenus. Qui se passe de voiture lorsqu’il vit loin de la grande ville ? Et qui ne s’énerve pas quand les abonnements de tous ces objets augmentent leurs tarifs alors que le revenu stagne ? 

L’absence de revalorisation des salaires ne tient pas compte de ces achats indispensables et chers, faisant désormais partie du panier de base de tout ménage. Ces dépenses contraintes s’ajoutent à toutes les charges obligatoires et au final tout cela ne rentre pas dans le budget pour beaucoup de ménages. L’érosion du budget global des classes moyennes est devenue une réalité à la lumière des besoins du 21è siècle.

On peut accuser le pouvoir, les pouvoirs successifs. Mais ne nions pas pour autant nos responsabilités collectives. Tous, nous usons et abusons des biens collectifs sans réfléchir que cela va nous revenir en boomerang, parce que ce sont nos biens. Non, la gratuité de la santé, de l’école, ne sont pas pour autant des droits d’usage illimités. Non, nous n’envoyons pas nos enfants à l’école pour qu’ils soient éduqués, mais pour qu’ils apprennent. Et c’est à nous de les éduquer. S’ils cassent le mobilier, c’est nous, et eux, qui allons payer les réparations.  Non, les soins médicaux ne sont pas libres et gratuits. Nous les prépayons, certes, mais cela ne donne pas un droit d’usage illimité. Car plus nous les utilisons, plus nous les payons. Et, accuser les autres d’abus ne justifie pas de rééquilibrer soi-même l’égalité en  abusant aussi, au nom du « ya pas de raison que ». Notre pays est une rivière de petits privilèges, d’abus additionnés. Égalitarisme d’abus, au nom de l’égalité. Mais l’inégalité est l’essence même de la condition humaine.  Nous sommes en train de vivre un grand mouvement de remous social. De cela, j’aimerais que l’on aille vers plus vers l’équité et non l’égalité.

Demain soir, notre président va parler. En fait, il n’a qu’une option : trouver de l’argent pour financer le dynamisme du pays, afin que tout le monde ait un emploi et que cet emploi permette de vivre décemment.

J’ai une idée à lui proposer, une idée géniale que je n’ai pas eue moi-même, et qui solutionnerait tant de choses. Aller chercher l’argent la ou il se trouve, c’est à dire pas seulement dans la poche des riches et dans celle des moins riches, mais … en taxant enfin les transactions financières en particulier celles de ces géants financiers qui gouvernent le monde en asphyxiant les économies. 

Cette fois, c’est décidé… Je soumets mon idée ! 

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