Mieux soigner, mieux communiquer….

EDITO: suite et ? fin


Mieux soigner, mieux communiquer….

De l’horizontalité d’un lit d’hôpital, tout malade fait rapidement connaissance avec les notions de transversalité. Il découvre les inéluctables problèmes de circulation … entre la ville et l’hôpital.   De la ville à l’hôpital et vice versa, s’échange avec plus ou moins de bonheur, un gigantesque flux d’informations. Informations qui doivent, c’est évident, prendre obligatoirement le sens du bien du malade. Pour bien traiter les malades, il est d’abord indispensable de réussir à traiter les informations !…  

Ce n’est pas simple. Il y a tant de médecine et tant de médecins pour un patient et sa bien-portance ! La diversité de la médecine française offre tant d’approches et de procédures, tant de modalités de prise en charge et d’exercice, tant de travail en autonomie ! Le maillage des soins est dense, mais un nombre non négligeable de patients, et de leurs médecins, trouve cela aussi opaque qu’une savane exotique. D’autant plus que les organisations spécifiques, traitées de manière autonome, créent des nœuds infranchissables dans la circulation des données… un véritable labyrinthe, dans lequel l’information ne circule souvent guère mieux que les voitures sur l’Autoroute A86 aux heures de pointe..  A quelle liane, à quel lien se raccrocher, pour prendre la bonne direction des opérations ?

Le défi à relever dans les années à venir, ce sera de garder la spécificité des médecins aussi bien que des patients, tout en organisant mieux l’urbanisme médical.. Pour certains, il sera évident et facile de se conformer à une organisation « unifiée », pour d’autres l’individualisme reste pregnant et l’impression de contrainte domine. In fine, l’objectif est tout de même d’obtenir une prise en charge continue, et optimale du patient, tenant compte des immenses progrès de la médecine, des innombrables examens complémentaires pratiqués, des années de vie gagnées sur les maladies les plus sévères.  

Il apparait de plus en plus incontournable, sauf à quelques esprits chagrins, que les nouvelles technologies, autorisant les voies de communication intégrées et en réseau, seront les clés de voûte de l’échange et l’harmonisation entre les acteurs de santé, autour du patient.

Les réseaux, les dossiers partagés, les échanges sécurisés, assurent et assureront des liaisons sécurisées que le patient pourra emprunter au long du chemin de sa santé perdue ou retrouvée, ou conservée.  Offrant ainsi une lisibilité du parcours à l’échelle du malade et de ses maladies. Le patient est une entité, un tout, avec sa vie quotidienne, son présent mais aussi son devenir, et bien sur, l’information qui le concerne. Pour mieux soigner, tout doit être livré et porté à la connaissance du praticien en même temps qu’il soigne son patient.  Pour mieux soigner, les médecins généralistes devront pouvoir obtenir rapidement les éléments adéquats. Et les soignants de ville auront besoin des renseignements nécessaires à leur pratique, ce qui pourra leur être transmis dans le cadre des réseaux ville-hôpital.

Disposer de manière adaptée et en temps utile de la connaissance du dossier de son patient, redonnera du temps au médecin. Ainsi sera préservée l’essence de notre métier, sa dimension d’humanisme et d’humanité, ce moment magique de communication médicale que représente une consultation.

ML

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