le chemin s’allonge

Cela fait  fait 20 ans que je suis installée, et même si j’ai déménagé il y a quelques années dans la ville d’à côté, cela n’a pas modifié sensiblement , ni la distance maison-cabinet, qui est en moyenne de 14 kilomètres (je connais la distance à cause des impôts!) , ni  le parcours réalisé.

A ma disposition, pour l’aller plusieurs parcours différents. Au bout du compte ils se valent tous, et aucun ne s’est jamais révélé définitivement plus rapide qu’un autre.

Un atout pour un habitant de l’Ile de France. J’habite pas très loin du périph et je travaille en banlieue. Donc, normalement, comme tout le monde est occupé à remonter vers Paris, je ne devrais pas rencontrer d’encombrement. Encore que… C’est sans compter sur ceux qui veulent à tout prix s’approcher de la capitale le plus vite possible, et qui, dans cet objectif, se mettent toujours en travers de mes carrefours menant en banlieue, ce qui les rend difficiles à traverser…

Mon interrogation vient du fait que plus les années passent, plus cela me prend de temps pour aller et revenir . Enfin surtout pour aller bosser, car je reviens souvent quand tout le monde est déja rentré.

Au début c’était entre 15 et 25 minutes maximum.

Maintenant, c’est minimum 25 minutes, et parfois je mets plus de 3/4 d’heure à venir.

Il n’y a pratiquement aucun jour sans un problème sur un point quelconque du chemin. Un petit bout de périph (une porte) asphyxique, l’autoroute parfois bloquée, sans parler de la 186 qui est souvent à saturation, mais généralement pas au même endroit que la veille.

La solution de passer par les villes et non les grands axes, ne se révèlent pas plus fructueuse. Les petites ruelles calmes ne le sont plus à 8 ou 9 heures du matin. Livraisons, camion poubelle, voitures remontant vers Paris. Et puis les idées saugrenues de  municipalités qui prèfèrent les encombrements au passage fluide des voitures, et qui s’ingénient a inventer des sens interdits impitoyables , des raccordements insensés ramenant au point de départ, des voies de passage labyrinthiques.

Je sais que ce sont des récriminations de riche, là. Que je ferais mieux de préserver la couche d’ozone et d’éviter les émissions de CO2 en prenant les transports en commun.
Ma durée de trajet est alors de 35 minutes de porte à porte.
Seulement, j’avoue , je n’ai pas trop de courage de prendre le RER et le tram après 12 heures non stop, puis de traverser à pied le no mans land qui passe au dessus du périph. Encore moins quand j’ai des réunions le soir, ce qui arrive souvent. Et la plupart du temps, je trimballe mon ordi portable, etc, des excuses pour ne pas prendre les transports en commun, j’en ai plein les poches…

Toutes mes raisons de parisienne paresseuse sont bonnes. Il ne faut pas me critiquer. Encore si le bus s’arrêtait devant ma porte, je ferais peut-être un effort. J’irais bien en vélo, mais je me suis aperçue, les rares fois ou je l’ai fait, que les 14 kilomètres étaient extrèmement vallonnés ! Bien trop pour mes petites jambes pas sportives.

Alors je me contente de râler que je mets de plus en plus de temps. D’autant plus que je n’ai pas réussi à intégrer cela dans mon psychisme fatigué, et que je continue à partir toujours à la même heure, et donc à arriver de plus en plus en retard.

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