souci de riche: le ménage !

On sous estime ce problème de riche: les relations avec les femmes de ménage.

Pas possible d’éviter ça quand on travaille autant que moi, avec en plus un mari totalement incapable de gérer quoi que ce soit, vu son handicap.

Tout commence dès l’embauche. Ou mettre l’annonce ? afin de ne pas recevoir 100 coups de téléphone, notamment des personnes qui habitent des banlieues diamétralement opposées à la votre et se disent prêtes à faire 3 heures de transport par jour pour venir travailler 2.
L’affichage en local c’est beaucoup mieux. Pour ma dernière embauche, j’ai poussé la notion de local à l’extrème en apposant une annonce… sur la fenêtre du rez de chaussée. Au moins, les personnes intéressées savent ou ils(elles) postulent.
Vient le premier contact et les références. Que l’on souhaite bien sur, vérifiables. Ma femme de ménage actuelle, embauchée en septembre 2007, avait 2 employeurs, l’un content, l’autre non. Auquel se fier ? A son intuition. La mienne me disait de ne pas trop me fier à son sourire, mais elle était quand même sympathique.

Une fois que le job est entamé, bien définir ce que l’on attend; en effet, si l’on prend une personne pour faire le ménage, par définition c’est que l’on est absent. Donc on ne peut pas gérer.
Au début, ça se passe bien. La dame de ménage fait des efforts, et vous aussi, vous essayez de ne pas focaliser sur les endroits qu’elle n’a pas nettoyés, et que vous auriez récurés, vous…   Après quelques semaines, il apparait bien qu’elle ne prendra pas d’elle même l’initiative de procéder exactement comme vous l’auriez nettoyé. Vos mots deviennent plus précis, mais déja une certaine lassitude s’installe. Pourquoi faut il lui dire toutes les semaines de passer la poussière sur les meubles et d’enlever les traces de doigts sur la fenêtre du salon.

Moment des premières vacances. Vous l’aviez embauchée en septembre. Elle prend 10 jours à Noel, que magnanime, vous décidez de payer à titre d’étrennes. Re en février. Puis en juillet, elle prend des jours qu’elle est censée remplacer, mais elle ne tient pas l’agenda à jour comme vous le lui avez demandé. Intuitivement, c’est clair qu’elle ne travaille pas le nombre d’heures prévues. Mais bon, vous êtes crevée, et vous laissez passer, en décidant de lui faire confiance, elle assure remplacer tout. Enfin, euh, vous êtes crevée mais pas conne non plus… . En Août, elle repart a nouveau presque 5 semaines, que vous lui réglez a nouveau en intégralité, pour ne pas passer pour un inique patron, elle est seule avec son fils de 6 ans, c’est dur. Dès son retour le 3 septembre, elle vous indique qu’à Noël, cette fois, elle va dans sa famille pendant 2 semaines. Premier vrai craquage. Vous annoncez clairement votre intention de ne pas payer ce nouveau congé. ALors elle vous échange soit disant 3 heures de plus par semaine, qui remplaceront les heures de ses vacances. Et à nouveau elle oublie  tout le temps de tenir à jour les heures qu’elle est censée faire en plus.

Le statut de patron exploitable étant enfin entré véritablement dans les moeurs, son ardeur ménagère commence à faiblir. Quoi, vous payez sans faiblir des heures qu’elle ne fait pas, alors elle se fatigue de moins en moins durant celles qu’elle est censée effectuer. Des petites négligences initiales deviennent de grands déserts de travail. On continue a mettre des mots, qui demandent chaque jour des actions normalement incluses dans la fonction de base. Et chaque jour un peu plus, c’est pas fait, ou mal …

Ce soir en rentrant, la situation après 3 heures de boulot de la femme de ménage à la maison était à peu près de cet ordre:
– elle n’a pas rentré la poubelle
– l’évier est dégueulasse (alors que mon mot stipulait de le laver plus blanc que blanc)
– les casseroles que j’avais laissées a laver sont lavées, mais pas rangées
– elle les a mises dans la machine a laver la vaisselle, a fait tourner la machine qui était par ailleurs pratiquement pas remplie. (je sais, je l’avais laissée comme ça exprès à titre de test !)
– elle a fait la soupe, et l’a laissée a l’air sur la table. Pas mise au frigo.
– les fruits pourris dans le saladier sont toujours pourris (autre test, j’exagère, non ?)
– le ménage n’est fait dans aucune des chambres. Elle n’a pas commencé le repassage. Tout ce qui était à ranger dans les placards est encore dehors.

J’ai craqué, et je lui ai téléphoné. Avec l’expérience et le recul, je choisis maintenant de ne plus faire durer indéfiniment ce genre de situation. Qui me fait passer mes moments de loisirs avec un balai dans une main et un chiffon dans l’autre, tout en payant une personne qui est censée le faire. Depuis le temps que je vis dans ma maison, je sais ce que l’on peut y faire en 12 heures dans une semaine. Ce n’est pas parce qu’elle a moins de qualifications que moi qu’elle peut s’autoriser à ne pas faire son métier correctement.

Je lui ai demandé de m’expliquer ce qu’elle avait bien pu faire pendant 3 heures. Elle n’a trouvé que des trucs incroyables: la baignoire (mais personne ne s’en sert jamais !) et en plus elle n’a pas nettoyé la salle de bains qui va avec la baignoire.  Soit disant elle aurait fait le ménage derrière les bouteilles de vin à la cave ? mais bof, elle n’a pas fait la cave non plus; elle affirme avoir laissé l’évier nickel. Seulement mon mari n’est pas la, je me demande comment cet évier a déja repris le même aspect que celui dans lequel je l’ai laissé en partant ! Elle me dit qu’elle a trouvé la cuisine dégueulasse ce matin. Pas propre certes, mais en usage normal de week-end, rien de plus. En plus, chère femme de ménage, ma cuisine fait à tout casser 5 m2 , cela m’a toujours compliqué la vie qu’elle soit si petite…

Elle a eu le droit à un ultimatum en règle. Je crains qu’elle ne reste pas 10 ans comme la précédente. Car je passe généralement pour une patronne pas trop chiante, et entretenant de bonnes relations avec les salariées qui sont venues chez moi. Seulement, je considère aussi que chacun doit faire son job. Je ne laisse pas mon linge sale à laver, je ne demande aucun nettoyage inhabituel ou dégradant. Dans ces conditions, chez moi, on bosse, ou on va voir ailleurs.

Ah, ces riches, ils ont vraiment des vrais soucis.

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