couverture de périphérique

Une couverture gisait par terre ce matin, a l’entrée du périphérique ,
Elle était abandonnée sur le terre plein, à côté des voitures, en un petit tas coloré, on ne roulait donc pas dessus
Ses couleurs étaient vives, dans les tons orangés, de loin on aurait pu croire un tissu des Andes ou une Wax africaine.
Plus je m’approchais , plus la couverture vieillissait pour prendre de près un aspect vieux, rapé, usé. Les franges des bords frisottaient de vieillesse. Le tissu grumeleux signait l’usure.
Cette couverture qui avait de la route était venue s’échouer sur la route, au petit matin.

Sur ma route, croisée en allant travailler
Enclanchement d’un moment de rêve… couverture, qui es tu, que fais tu ici, qui t’a menée puis abandonnée la, au milieu de la circulation…

Dommage qu’une vieille couverture échouée sur le périph aux portes de Paris ne sache pas raconter son histoire
On peut lui inventer une route, un lit bien douillet, puis l’errance des linges abandonnés, pour finir par le dos d’un clochard du quartier
La vraie histoire de cette couverture orange restera à tout jamais son secret, et celui des quelques uns qui l’ont amenée là
Au bord du périph, ce matin, ou je l’ai rencontrée.
Vision orange et colorée d’une vie peut être un temps par elle réchauffée
Couverture qui avait fait son temps

Une réflexion sur “couverture de périphérique

  1. C’est très joli la manière dont tu racontes ça ML. D’ailleurs, l’histoire que tu imagines est très jolie aussi. Tu vas trouver ça bête, mais aujourd’hui, j’ai eu une pensée du même genre dont je j’imaginais pas parler un jour, à moins d’en faire un court-métrage autour du sujet. Un trombone. J’ai mis un trombone sur un contrat, pour attacher ma carte de société sur laquelle j’avais écrit un mot au destinataire, avant de tout glisser dans l’enveloppe. Et je ne sais pas pourquoi, à ce moment là, j’ai pensé à ce trombone, à tous les trombones qu’on attache chaque jour et qui partent dans des enveloppes à l’autre bout de Paris, voire plus loin en France. Qu’en font les gens qui le détachent? Est-ce qu’ils le jettent? Est-ce qu’ils le posent sur leur bureau, puis s’en servent pour attacher d’autres documents et l’envoient dans une autre ville, où une autre personne fera de même. Et que finalement ce trombone terminera sur un trottoir en tombant d’un sac ou d’une poche … Est-ce que ce trombone voyagera partout, sans que personne ne s’en doute … Tu vois, c’est bête hein. Mais j’ai ressenti un peu ce que tu as ressenti en voyant cette couverture. Et c’était assez plaisant et intrigant. Bisous ML, bonne nuit à toi, rêve de cette belle couverture, peut-être même d’un bébé pour qui ça a été le premier réchauffement, ou de deux amoureux qui ont pique niqué dessus dans un parc, que sais-je …

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