Dysfonctionnements circulatoires parisiens…. à vélo !

Il se trouve pour mon malheur, que je suis amenée à travailler en plein centre de Paris, alors que je vis en banlieue, travaille en banlieue, et ne franchis normalement le périphérique que pour des sorties non professionnelles.

Le quartier du 9è ou je me rends est assez mal desservi par le métro. Certes il y a des stations, mais aucune possibilité de venir directement du sud. C’est à mi-distance entre Saint Lazare et Gare du Nord pour ceux qui connaissent, et donc ce qui prend le plus de temps de transport est cette partie transversale. Pas de métro venant d’un des 2 côtés . Laissez tomber le bus, il va moins vite que les pieds. Bref, pour les transports en commun, c’est 15 minutes à pied de chez moi au métro + 35 minutes métro avec 1 changement +10 minutes à pattes en arrivant. Le job me plait… alors, malgré moi,  je suis contrainte d’aller contre mes fondamentaux, s’agissant de perdre le moins de temps possible dans les déplacements.

Pour éviter les transports en commun et les changements, plus la marche à pied, il y a la solution voiture. En plus, je ne pollue guère avec mon hybride. Sauf que le choc de la traversée de Seine en voiture est mauvais pour les nerfs.  Sans oublier les camions qui livrent en bloquant les petites rues ainsi que les innombrables itinéraires désormais interdits aux voitures. Le chemin par le boulevard Sébastopol est  un condensé de bordel parisien quelle que soit l’heure de journée. Au total, souvent pire que le métro en terme de temps. Sans compter le prix du parking. Que ce soit dans le parking privé proche ou la rue, c’est du 4 euros de l’heure. Et dans la rue, la contravention assurée quand on ne renouvelle pas le paiement. Déjà plusieurs PV vers 19h 15, 10 minutes après la fin officielle de mon heure de stationnement. Les applications en ligne sur lesquelles on paye préviennent les sociétés ou quoi ?

Il reste les 2 roues… Ça tombe bien, cela fait 40 ans que je circule en vélo dans Paris, j’ai un magnifique vélo électrique, et j’adore. Habituellement, je me déplace sur de plus petites distances. La, c’est 8 kilomètres à effectuer.

vélo 2

 

C’est clair, le vélo réduit significativement mon temps de trajet. Entre 15 et 20 minutes gagnées. Tant qu’il ne pleut pas, c’est très agréable.

En revanche, traverser Paris à vélo, c’est surréaliste ! A se demander si les règles du code de la route s’arrêtent à l’entrée de la capitale. Circuler en vélo, c’est partager la rue non seulement avec les camions, les bus, les voitures, mais également les très nombreux scooters, motos, les autres vélos, sans oublier les piétons. Scooters qui passent au rouge en pensant avoir le temps de traverser les carrefours, vélo qui ne tiennent pas compte des feux de signalisation, rouge, vert, aucun arrêt. Ou vélos, scooters et autres motos qui slaloment, voire souvent doublent par la droite d’autres vélos.  Le plus dangereux reste les piétons quand ils décident tout à coup de traverser, sans regarder, car ils ne vous entendent pas arriver et estiment de toutes manières avoir priorité sur tout ce qui bouge.

Enfin partager la rue, c’est vite dit. Il faut pouvoir passer. Car parfois les voitures sont tellement compactes, que même à vélo, on ne réussit pas à se faufiler, et il est alors tentant d’utiliser les trottoirs. C’est un droit que l’on s’octroie, car il faut dire, on a plein de droits supplémentaires à vélo. Des petites flèches permettant de passer certains feux rouge, tout droit ou vers la droite (mais du coup, les vélos passent à tous les feux rouges, même si carrefour dangereux derrière).  Rouler dans les couloirs de bus. Prendre de nombreuses rues en sens inverse. Cependant, il arrive souvent que la voiture en face ne veuille pas trop laisser le passage et oblige le vélo à s’arrêter ou à risquer l’accident. L’idée des vélos en contresens était-elle de faire ralentir les voitures ? c’est con! elles roulent déjà si lentement que les gens profitent de la moindre ligne droite de petite rue pour accélérer.

Le plus impressionnant c’est la prise de risque des 2 roues. En voiture, à 10 de moyenne on ne risque guère que de la tôle froissée. Les 2 roues motorisés sont souvent habillés de vêtements protecteurs et un peu protégés (mais ils ne devraient pas brûler les feux comme ça…). Rien de cela sur vélo. La plupart des cyclistes n’a pas de casque. Et a laissé sa conscience au vestiaire, on dirait. Quand on voit des vélos se faufiler sur la droite des bus et camionnettes dans leur angle mort, on frissonne. Ou remonter une file de voiture qui démarre, au risque de se faire déséquilibrer, c’est de l’inconscience. Quand à ceux qui enfilent à fond de train les rues dans le sens interdit, au motif fallacieux, et bien documenté, de -j’y ai droit, je le fais-, si une voiture déboule d’une rue adjacente en surveillant logiquement le côté normal des voitures, sans imaginer le vélo qui déboule à contresens, ils risquent alors d’aller tester le « j’y ai droit » aux urgences les plus proches. 

 Bref, en vélo, on réalise la prise de danger permanente des 2 roues parisiens, on tâte du pneu le vrai désordre pour ne pas dire l’incommensurable bordel de la circulation parisienne.

Aussi, de retour ce soir, je voudrais rappeler une règle intangible en vélo quand on circule dans la capitale ou dans n’importe quelle grande ville, et qu’on tient un tant soit peu à ses abattis, afin d’éviter vélo/tôle,  ou vélo/bus, ou vélo/angle mort de camionnette énervée, ou encore vélo/piéton :  « en vélo, c’est toujours toi qui a tort »….

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