liberté d’installation…

La mobilisation des internes et des chefs de clinique concernant leur liberté d’installation n’arrive pas à ma motiver…

Que se passe t’il donc, moi ancienne déléguée syndicale, voici que je serais devenue aussi inerte que ceux que je critiquais si vivement il y a quelques années encore ?

Ce qui m’ennuie dans cette affaire, c’est quand on me demande mon avis. C’est la mode, dans notre microcosme, il faut nécessairement avoir un avis sur tout. 

Or au sujet de la liberté d’installation, je crois ne pas avoir les éléments. Alors, je n’ai pas d’avis… ou en tous cas, si j’en ai un, je pense qu’il est sans valeur.

Il y a, bien sur , une  réaction intuitive. Quoi, ciel, grand dieu….  obliger les gens à aller travailler là ou ils n’ont pas envie d’aller … scandale, non ?. Mais, imaginons un instant que ces gens ne seraient pas des médecins, on trouverait assez logique de ne pas payer un chomeur en ville, quand le même pourrait travailler en campagne ! On s’indignerait facilement si tous les chomeurs se donnaient la main autour des grandes métropoles, alors que du travail les attendrait ailleurs.

Alors, personnellement, je ne vois guère pourquoi on trouverait parfaitement normal d’avoir tant de médecins au mètre carré en ville et des déserts médicaux ailleurs. ILes médecins ne sont pas chômeurs, bien sur, ce n’est pas pareil, allez vous répondre…

Une première conclusion me parait tout de même s’imposer:  il faut que des médecins s’installent dans les endroits ou on a vraiment besoin d’eux.

La dessus, tout le monde est d’accord, … sauf ceux qui doivent s’installer la ou ce serait nécessité.

Comment procéder, alors ? être soit coercitif, soit particulièrement convaincant.

Pour inciter et  convaincre, l’argument de l’argent est le seul connu ….

Seulement les médecins gagnent honorablement leur vie, y compris s’ils travaillent dans une zone surmédicalisée. Ils n’ont donc pas forcément de motivation d’ordre financier à s’installer dans les zones déficitaires. En plus, à quoi bon gagner plus, si en même temps on perd de la qualité de vie. A quoi bon gagner plus, si c’est pour ne pas avoir le temps et l’opportunité de dépenser l’argent gagné.

L’incitation trouve donc rapidement ses limites, et échoue à créer une vraie motivation, les bonnes volontés ne se bousculent toujours pas.

Il ne reste plus en compétition dans mon argumentaire que … la coercition !  C’est malheureux, mais quelqu’un connait il la solution ? ou une autre solution ?

Je suis évidemment pour la liberté d’installation. Mais comment  maintenir l’entropie du système ?

2 réflexions sur “liberté d’installation…

  1. ma foi, tout simplement l’état, ou les collectivités territoriales ensuite, pourraient prévoir : – rémunération pendant les études éventuellement – surtout mise à disposition du matériel et des locaux – organisation du travail pour respecter la législation, et offrir des conditions décentes dans ce problème, c’est simple : l’état veut le beurre, l’argent du beurre, et avoir mangé le gâteau qu’importe qu’il donne le mauvais exemple en repliant ses emplois de service public sur les grandes villes : la logique en politique n’est pas l’élément principal

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