plan cancer

Prendre en charge des malades atteints de cancer dans un établissement hospitalier  ne relève plus seulement du désir des praticiens qui y travaillent.

Le plan cancer a mis son l’ordre dans les pratiques, imposé des obligations . Un ensemble d’obligations qui doivent être remplies afin que la structure bénéficie de l’agrément pour le traitement du cancer. 

1- des seuils d’activité en premier lieu. Après des années de discussions entre chirurgiens et instances, ces seuils ont finalement été fixés par structure et non pas par chirurgien. Il faut néanmoins que les chirurgiens qui souhaitent opérer des patients atteints de cancer soient également agrées pour cela, soit par leur formation initiaile, soit en faisant reconnaitre leur expérience.
Si l’établissement n’a pas d’agrément, les chirurgiens n’auront bientôt plus le droit d’y prendre en charge des pathologies cancéreuses.

2- L’établissement doit obligatoirement faire partie d’un réseau de prise en charge du cancer.
Les réseaux s’imbriquent les uns et les autres comme les étages d’une fusée.
L’échelon d’un ou plusieurs établissements qui se regroupent le réseau s’appelle un 3C: « centre de coordination de cancer ». Ensuite ce 3C participe aux actions d’un réseau territorial (les départements sont découpés en territoires de santé), puis à un réseau départemental, qui centralise tous ces petits réseaux et rapportera ensuite les données colligées en direction de l’INCA (Institut National du Cancer)

Le 3C est une « cellule qualité ». Il aide et veille a l’éxécution des obligations du plan cancer dans l’établissement, et recueille des données chiffrées qu’il transmet vers l’INCA

3- La mise en place d’une coordination et d’une continuité des soins est obligatoire.
    – des RCP (réunions de concertation pluridisciplinaires ) sont                 organisées dans toutes les spécialités.       
    L’organisation de ces réunions est formalisée.
    Il est désormais obligatoire que tous les dossiers de patients ayant     un cancer soient discutés en RCP.
     La  présence de plusieurs spécialistes (chirurgien, spécialiste de         l’organe concerné, et cancérologue est indispensable pour la tenue         d’une RCP.
    – Une consultation spécifique d’annonce doit être faite par le médecin     en charge du traitement du patient. Et  relayée par une consultation     d’annonce infirmière en cas de prise en charge chimiothérapique.
    – Au cours de la consultation d’annonce, le praticien remet au patient     un « Plan personnalisé de Soins ». Cela relaye l’information donnée         oralement et trace shématiquement le protocole thérapeutique             (chirurgie, chimio, radiothérapie, surveillance…)

4- Des informations chiffrées sont obligatoires. Nombre de patients opérés, nombre de patients discutés dans les réunions de concertation, nombre de patients ayant eu une chimio, etc….
Une grande partie des données doit être colligée et chiffrée. Elles seront retransmises annuellement à l’INCa dans un rapport d’activité.

5- Dernier point, et nouveau: les structures, que ce soit en public ou en privé, se doivent d’augmenter la participation des patients à des essais cliniques. A cet effet, des cancéropôles se sont créés, chargés de réguler la mise en place de la recherche clinique aussi bien dans le public que dans le privé. Cela oblige le public et le privé à travailler en concertation, fait tout à fait inhabituel !.

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