avenir incertain

Cela fait plus d’un mois que le chef est parti.

Ma situation professionnelle a évolué …. en mal

Je vais devoir rassembler mes idées avant d’aller discuter avec les instances dirigeantes.

Après un mois, j’ai rassemblé quelques éléments de réflexion, mais pas encore de quoi comprendre totalement de quoi il retourne

Après un mois de non décision de la part de la direction, je commence à faire sentir mon impatience et mon mécontentement. C’est surement bien de le faire, mais certainement pas avec trop d’insistance. Et il me faut définir une tactique appropriée à ce que je souhaite.

J’ai compris en tous cas
– que des dirigeants de clinique se sont sentis totalement trahis par un médecin qui a osé les quitter alors qu’ils l’avaient fait entrer dans leur sérail très fermé .
– que cela les a confortés dans une idée bien ancrée en eux de longue date, c’est qu’il ne fallait pas faire confiance aux médecins parce qu’ils ne seraient jamais vraiment des leurs, finalement .
– Donc le médecin qui était juste derrière, en l’occurence moi, pas question de lui accorder la place vacante.  Ils ont tout mis en oeuvre pour que le collègue qui partait ne me transmette pas ses savoirs, en lui interdisant de parler de son départ avant la dernière minute. Et lui a eu la bêtise de jouer le jeu. ALors que je ne crois pas qu’il ait fait ainsi, s’il avait compris à quel point cela était nuisible pour moi, après.
– Ils se sont même interrogés vraiment sur le besoin réel de médecins dans leur direction
– Ils ont pensé que finalement le rôle du corps médical était accesssoire dans cette affaire là, bien que néanmoins utile, et ils ont apparamment pris l’option de garder les 2 autres qui restaient, mais en les impliquant le moins possible.
– en gros d’utiliser leurs capacités quand ils en ont besoin, tout en les laissant derrière la porte le plus possible.
– J’ai la sensation, très désagréable d’être un kleenex, qu’on prend qu’on jette, ces derniers temps. L’autre médecin de direction subit sensiblement le même traitement que moi. Genre, vous ne faites pas partie du sérail, vous n’êtes que pour l’utilité. On cloisonne désormais, en haut les vrais dirigeants, en bas, les exécutants.

Je crois qu’ils font fausse route
– d’abord parce qu’ils se donnent bonne conscience en ne reconnaissant pas tout le travail que faisait celui qui est parti. Bien sur, en un mois, cela n’apparait pas vraiment, c’est un peu comme un gars en vacances ou en arrêt , le manque ne se fait pas sentir pour de bon. Sauf que la, au bout d’un mois, le gars n’est pas venu reprendre les dossiers en souffrance, et ne reviendra jamais. Les dossiers sont toujours là, eux…
– Ils ont sincèrement pensé se répartir les dossiers dont il s’occupait. Comme si finalement, c’était simple. Comme si finalement, on pouvait rajouter dans des horaires totalement surchargés, des occupations qui prenaient un temps quasiment plein à un autre.
– après un mois, des failles apparaissent: la directrice reprend les dossiers… mal. Le corps médical veut traiter avec un médecin. Qui ? pas moi ! mais qui ? personne…
– La directrice pense me confier de simples tâches, alors que cela fait 1 an 1/2 que je gère le plan cancer de son établissement. Et désormais à moi toute seule.. Car je travaillais avec la directrice adjointe, partie également, remplacée par un charmant nouveau dir adjoint. Sauf qu’il découvre le nom des cancéro, ne sait pas ce qu’est un réseau… Pour m’aider à réfléchir, on repassera..

Je me suis fait une idée de l’attitude raisonnable
– attendre, attendre, attendre encore. Plus j’attends, plus elle réalise que la place que j’occupe est importante.
– menacer de partir: S’ils me laissent partir, je ne devrai pas avoir de regrets. Cela corroborerait ma peur: celle de s’investir trop dans une activité sans avenir. Car la directrice est à 2-3 ans de la retraite, et mon objectif doit être: me faire assurer une pérennité au dela de ce départ. Or la, comme c’est parti, je suis jetable à merci par le premier venu.
– aller en parler avec mon camarade DG, co-adjoint de la directrice . Il m’évite tant, celui la, que ça en devient ridicule. Je le connais depuis 20 ans, et j’ai bien compris que le soin qu’il met à m’éviter vient du fait qu’il a mauvaise conscience de n’avoir rien à me proposer, et de me laisser ainsi sur le carreau, alors que c’est lui qui m’a entrainée dans cette histoire

La question fondamentale de tout cela est: si j’obtiens ce que je vise… à savoir le poste de direction médicale, est ce que j’en ai vraiment envie, ou bien est ce seulement pour le défi ?

2 réflexions sur “avenir incertain

  1. Tout ca est tres strategique et releve presque de compétence politique: Personnellement je me demande si je serais capable, dans une meme situation, de pouvior trouver la sérénité de savoir ce qu´il me faudrait faire ou pas. Mais comme tout bélier qui ont la réputation d´etre des fonceurs (irréfléchie, mais parfois ca passe ou ca casse) j´aurais choisi « le poste de direction » en espérant que les choses s´amelioreront à ce moment là.

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    1. Moi, je suis « poissons » donc pas fonceuse comme les béliers , plutôt adaptable ! J’ai donc décidé de laisser un peu le temps au temps, et de voir venir encore un peu.

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