bienveillance

Porter  une vision positive sur les personnes que l’on manage, est un apprentissage essentiel de la fonction de dirigeant..

 

Il s’agit à mes yeux d’une vraie dimension de qualité. Elle est loin d’être spontanée . En ce qui me concerne, c’est peu à peu, au contact de mon ancienne directrice, qui portait en toutes circonstances un regard bienveillant sur l’humain et sur ses compétences, que ce regard d’empathie, avant tout positif, m’est venu. Il  prend actuellement une dimension particulière, du fait du contact avec un dirigeant décidément trop critique à mes yeux

 

Les critiques qu’il porte sur le corps médical, et sur chacun de ses membres un par un, j’ai du mal à les entendre. Je n’apprécie guère cette façon de se concentrer sur des interlocuteurs choisis bien trop hâtivement comme représentatifs de leur spécialité…  hélas choisis non pour leur compétence, mais pour la manière dont ils ont su gagner les faveurs du maître. Ces interlocuteurs désignés par le chef et non par leurs collègues, n’obtiennent pas facilement l’enthousiasme de leur équipe. Ce qui vient justifier aux yeux dudit  chef la justesse de ses choix arbitraires, persuadé qu’il est alors, d’avoir choisi le seul capable et le meilleur.  

 

Je suis choquée de voir ce dirigeant faire des choix sans concertation avec les intéressés, aidé dec ce qu’il nomme sa garde rapprochée, à savoir seulement des administratifs, dont certains sans lien aucun avec le corps médical libéral, par exemple le DRH. . Ce qui génère une telle attitude, c’est aussi l’habitude de ces administratifs du brossage de dirigeant dans le sens du poil.  Ainsi le dirigeant se sent il soutenu, encadré et apprécié. Il n’y a qu’a observer le ballet qui se joue autour du bureau du chef actuellement !

 

J’aimerais mieux continuer à mettre en pratique cette considération par principe bienveillante des gens que l’on encadre. Bien  sur la fonction de dirigeant mène à connaitre de chacun un certain nombre de travers, voire de bassesses. Seulement, au contact de mes précédents directeurs, j’ai aussi appris que chez la plupart, les points positifs l’emportaient franchement sur les petites mesquineries. Ils m’ont bien enseigné aussi à quel point dans un système collectif, fut il libéral, le températement de chacun doit être intégré dans les capacités qu’il peut offrir pour aider le dirigeant à gérer l’ensemble du groupe. Celui qui aime communiquer sera ainsi ciblé et valorisé pour ces qualités là, tandis que celui qui aime organiser se verra offrir des orientations en ce sens. Ces petites adaptations permettaient ainsi d’une part d’assurer la cohésion des groupes, chacun trouvant dans sa parcelle de pouvoir un solde positif à son besoin de reconnaissance


Au contraire, nous nous trouvons basculés dans l’ère de l’attaque individuelle, de la prise en grippe de quelques uns, de la promotion d’autres. Ces attaques fragilisent la cohérence et le ciment de l’ensemble du groupe. Je ne dis pas qu’il ne faut jamais attaquer. Mais, point trop n’en faudrait.

 

2 réflexions sur “bienveillance

  1. je trouve assez difficile de savoir quells sont les qualités professionnelles d’untel ou d’untel. Qui a le goût de la communication, qui a celui de l’organisation.. sauf après des années de collaboration professionnelle. et pendant ce temps là, même avec un regard bienveillant, on a eu le temps de le repérer, les défauts et les mesquineries ! je trouve votre avis interessant. Je me le regarde dans un coin de ma tête. Il y fera son chemin

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