médicament d’antan et de maintenant…

 


 En des temps pas si reculés, quelques siècles en arrière, une bonne infection, par exemple appendicite, ou pneumonie, et hop, sujet dégagé.  Sinon, une petite tuberculose pour s’éteindre dans les quintes et les étouffements. Vous eussiez préféré une petite syphilis, qui ne vous tuait point, mais laissait des marques indélébiles sur votre visage et vous rendait fou ? Ou bien, au plus simple, mais pour les femmes seulement, une mort facile en couches, s’endormir doucement en se vidant de son sang, bien inspirant, n’est il pas ?

 

Avec tous ces aléas, au moins, les problèmes de tension, de cholestérol, de diabète, d’arthrose, n’avaient pas le temps de survenir. Vous étiez généralement déjà mort à ce moment. Quelques  solides vivaient plus longtemps, bien sur.  Expérimentant qui les crises de goutte, qui  un abcès de la marge anale -comme Louis XIV- , qui des fractures remises en place sans anesthésie…


Les médicaments en ce temps là  avaient déjà des effets dits « indésirables »… et surtout très peu d’efficacité ! . Les herbes et décoctions multiples ne servaient à pas grand-chose, voire à rien. Sauf, si nécessaire, en ajoutant une petite dose de ciguë, par exemple. Les sangsues pouvaient décongestionner. Les ventouses vous cramaient en de jolis ronds la peau du dos. Les saignées, enfin, diminuaient vos souffrances, c’est clair. Retirez du sang à un anémique, et vous verrez comment il s’endort bien, d’un sommeil superbement définitif.


Voyons maintenant notre situation actuelle.  Tout un panel de médicaments plus efficaces les uns que les autres soignent et sauvent la majorité des gens.  Les effets désirables des médicaments sont un bienfait de l’humanité. Ils permettent d’allonger la vie, et surtout d’allonger la vie en bonne santé.


Et pourtant, c’est la révolution dans le médicament ! . Les humains et leurs médecins, ivres des succès innombrables de ces molécules, en usèrent et en abusèrent. Il faut le reconnaitre désormais,  certes moins voyants que la ciguë ou que la saignée d’un moribond, les pilules ont aussi des effets indésirables. Ces effets sont rares bien sur, mais la diffusion mondiale des médicaments, leur consommation à grande échelle, fait apparaitre  sur notre échelle planétaire, des effets indésirés.


Du coup, les voyants du doute clignotent, et l’on se méfie. Ou se trouve le vrai ? Entre le moyen-âge qui laissait mourir dans l’impuissance, et le XXIème siècle, qui soigne en toute puissance, mais pas sans risque.  A t’on raison finalement de penser ou de croire qu’à tout symptôme un médicament peut apporter solution ?

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