j’aime, j’aime pas.

Le passé  ne s’efface pas. Il nous marque la route à chaque instant, nous tient compagnie, parfois même envahit et justifie beaucoup de présent, de présents et d’absents


Le passé, on ne le refait pas, il est la, péché originel de nos émotions. On ne modèle pas le passé, pas plus que l’on influe sur son futur. Pourtant, seul le passé vous appartient, seul le passé modèle la perception du présent et du futur.


Il explique pourquoi telle ou telle chose nous insupporte. Pourquoi nous aimons ceci mieux que cela. Parce qu’à un moment, ce choix fut l’orientation d’un caractère, d’un chemin, d’une vie


Le passé est probablement à l’origine de cette impression de « rencontre »  ressentie avec certaines personnes. Des gens qui vous paraissent faciles d’accès, proches de vous, sans que vous ayiez fait l’effort. Des personnes dont on ressent immédiatement la communauté de pensée, de perception, de ressenti.


Il est impossible de trouver même une ébauche d’explication à cette sorte de rencontre. Une émulsion se produit, qui mélange 2 manières proches de percevoir sa vie, celle des autres, son environnement. Ce n’est ni forcément une communauté de vie, ni de pensée, ni les mêmes parcours, ni les mêmes épreuves. Mais l’expression se rejoint. Et la rencontre avec certaines personnes se fait alors facilement, comme une évidence.


Rencontrer des gens, ce n’est pas seulement faire connaissance de leur présent, mais aussi aller en un instant à la rencontre de leur passé, de leur passif, de leur passions. Cette rencontre se fait généralement en peu de temps, et permet souvent de dire d’une personne: je l’aime , je ne l’aime pas…

2 réflexions sur “j’aime, j’aime pas.

  1. bonsoir, il m’a fallu lire votre article précédent pour prendre la mesure de celui-là… et du chagrin ou du moins de la posture dans laquelle vous vous trouvez à présent… moi j’ai perdu mon père bien plus tard… mais je ne sais s’il a entendu mes « je t’aime » Ecorché lui-même par une relation à son père difficile depuis son enfance… il a voulu tte sa vie recueillir sa reconnaisance, son intérêt (par rapport à ses frères et soeurs -7) son père est décédé, il me semble qu’il ne l’a donc pas obtenue, puis j’ai combattu avec mon père pour qu’il « grandisse » et gagne cette quête… il est lui-même parti (il y a 15 ans) et j’ai continué à me « battre » pour sa reconnaissance (bien que décédé) … aujourd’hui, après bientôt trois ans de maladie, je me rends compte que ce n’était pas ma bataille… mais j’ai grandi avec elle, me suis construis une carapace (vraiment dure et pesante physiquement aussi) peut-être pour le protéger de sa peine, de quiproquos, je ne sais, peut-être pour l’apaiser pendant ce temps-là j’ai développé une posture de don pour les autres (les protéger voir les sauver de tous dangers) tout en m’oubliant de plus en plus « ma vie, mon corps n’avaient aucune importance, pourvu que tout le monde soit heureux autour de moi) des évenements douloureux aussi dans mon enfance et mon adolescence ne m’avaient ps arrangée non plus je pensais avoir trouvé un équilibre enfn une façon de « survivre » et le KO un déc 2005 — avec une issue positive malgré la catastrophe médicale que j’ai représentée et là on n’a rendez-vous avec soi-même, son passé, son présent et pas d’avenir à envisager une reconstruction pas à pas entre diverses pathologies collatérales et de longues pentes à remonter, à redescendre durant trois ans je n’ai cessé de faire ses aller-retour du passé vers le présent, parfois gais mais bien souvent mélancoliques, tristes, sans en plus pouvoir échapper à mon histoire sauf à m’endormir pour ne plus entendre, parler, penser, et même le sommeil ne nous lâche pas les rêves font leur travail… jeudi un oncle vient de mourir — ilétaient avec mon père des « aventureux », j’ai revu mes cousins en larmes, apaisés (il avait 81 ans, avait bien vécu, les derniers mois la maladie l’a rongée) et voilà la « boîte à souvenirs » qui s’ouvre de nouveau… j’y ai trouvé de la joie, de la peine, des regrets … je ressors de ce week-end épuisée… pourquoi échanger ainsi avec vous, parce que vos deux écrits m’ont profondément touchée… qu’effectivement le passé est là et rien ne peut l’effacer tout au moins peut-on le pacifier ( lire anny deperey dans « le voile noir ») mais je reste puiser qu’il nous a forgé et que par moment on peut y puiser de bonnes choses comme cette capacité de se battre, de se construire malgré l’adversité… et puis vous dire que même ayant eu mon père autour de moi jusqu’à mes 38 ans, la séparation est aussi douloureuse et vide des mots que j’aurai aimer lui redire et les savoir entendus… maintenant il me faut apprendre à m’aimer et à développer l’estime en moi long chemin … solitaire même si les amis sont là — il me faut me convaincre et le faire seule avec quelques étapes collectives pour souffler je me sens en empathie avec vous, d’ailleurs vous la décrivez bien cette empathie dans ce texte qd vous décrivez la rencontre … je souhaite que votre initiative touche d’autres personnes — le monde actuel a vraiment besoin d’un retour sur soi pas le repliement — mais ce petit supllément d’âme qui permet de re-regarder le monde sous d’autres angles, prendre le temps de contempler et surtout de dire aux êtres qui nous sont chers (parents, amis, enfants…) les sentiments qu’on leur porte et leur permettre de nous répondre bon courage et toutes mes pensées pour ce moment de dueil. cordialement

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