Chers patients, on est désolés

On est désolés

Chers patients, on est désolés

Sincèrement, on est vraiment désolés. Vous ne trouvez pas de médecin. Vous vous lamentez de voir partir les généralistes de vos villes et villages. Vous êtes insatisfaits des délais d’attente pour consultation de spécialistes. Vous vous énervez des heures d’attente aux urgences débordées.

Sincèrement, on est désolés.

Car ce n’est pas de notre faute, à nous, les médecins.

Ce n’est pas nous qui avons mis en place le numérus clausus, limitant le nombre de médecins formés. Au contraire, nous nous sommes battus contre ça. D’année en année, nous avons alerté, les patients et leurs représentants, le conseil de l’ordre, les gouvernants, sur la pénurie prévisible de médecins. On ne nous a pas écoutés. Ou plutôt, on n’a pas voulu écouter. Vous savez ce qu’ils pensaient, ceux qui ont organisé sciemment cette pénurie ? Ils pensaient que baisser le nombre de médecins allait baisser la demande de soins… Mais oui ! Ils étaient convaincus que c’était nous, les médecins, qui générions de l’activité. Raisonnement simpliste, moins de médecins = moins de patients, raisonnement simpliste reconduit de gouvernement de droite en gouvernement de gauche. Tous formés dans les mêmes écoles, méprisants la voix du peuple, obsédés de leurs propres convictions.

Sincèrement, on est désolés

Ce n’est pas faute d’avoir alerté sur le vieillissement de la population, sur la gravité des maladies et la lourdeur des patients, sur les polypathologies qui rendaient complexes la consultation médicale. D’année en année, les généralistes ont répété l’impossibilité pour eux de consacrer autant de temps qu’ils voudraient aux patients complexes, parce que 23 euros pour des consultations longues et complexes, c’est insuffisant pour boucler la fin du mois honnêtement, payer toutes ses charges et assurances, et gagner sa vie comme un cadre. Vous savez ce qu’ils pensaient, ceux qui n’ont pas voulu augmenter les tarifs des médecins, en particulier des consultations complexes ? ils pensaient que les médecins n’étaient pas bons. Et donc, ils se sont dit qu’au lieu de les augmenter, il fallait leur donner des primes à la bonne médecine. Ils ont alors généré des tas de critères qui génèrent des récompenses financières. A grand renfort de publicité, ils expliquent qu’un généraliste peut toucher jusqu’à 6000 euros par an. Soit 500 euros par mois. Sur lequel il paye 50% de charges, (oui, c’est de l’honoraire imposable, et pas net), soit un gain supplémentaire de 250 euros par mois. Cet argent supplémentaire n’a pas permis de faire des consultations plus longues, parce qu’il y a tellement de patients, qu’il faut de toutes manières aller vite pour satisfaire la demande. Comment voulez-vous que les médecins fassent la médecine lente et réfléchie qu’on leur demande quand ils n’ont pas assez de temps à consacrer aux patients. Ce ne sont quelques billets sciemment décomptés qui vont leur donner le temps dont ils manquent  

Sincèrement, on est désolés

On refuse, oui, on refuse le conventionnement sélectif, et l’obligation d’aller s’installer dans les déserts. Pour beaucoup de raisons. La première est une raison familiale. Une majorité de médecins sont maintenant des femmes. Elles préfèrent vivre en ville. Elles n’ont pas envie de délocaliser mari et enfants loin du confort urbain, des collèges, des lycées, des activités.  Et elles ne veulent pas travailler jusqu’à pas d’heure le soir, et faire des gardes la nuit et le week-end en plus.  Mais ce n’est pas la seule raison. Dans beaucoup de villes, le désert est aussi installé. Y compris dans certaines grandes villes,  et même à Paris. Dans les régions dites surdotées, on veut exiger le départ à la retraite d’un médecin pour l’installation d’un autre. Du coup, les clientèles vont prendre de la valeur. Cela va générer un marché de rachat de clientèle. Tous les spécialistes ayant investi s’installeront en secteur 2, et  auront tendance à augmenter leurs honoraires pour rembourser leurs emprunts d’achat de cabinets. La contrainte coercitive à l’installation a toujours et partout démontré son inefficacité. Nous, les médecins, ne cessons de le répéter. Mais une fois encore, on dévalorise la parole des médecins, et si cela se produit, et que cela ne marche pas, ce sera faute d’avoir écouté les mises en garde.

Sincèrement, on est désolés

Désolés, parce que vous imaginez que le tiers-payant signifie ne plus payer de frais médicaux. En tant que consommateurs, vous le savez bien, c’est toujours le consommateur qui paye, au final. En médecine, vous êtes avant tout un client. Un client du médecin, mais aussi de la sécu, et encore plus des mutuelles. On vous a grisé avec la mutuelle payée par l’employeur, et maintenant vous tombez des nues. Ce n’est vraiment pas notre faute si pour le même prix, vous avez désormais 2 fois moins de prise en charge. Mais tout dépités que vous êtes, vous écoutez encore les sonneurs de glas, ceux qui vous murmurent que c’est de la faute des médecins, de leurs dépassements d’honoraires. Les dépassements n’ont pas augmenté, au contraire, ils stagnent, voire baissent. C’est leur prise en charge par les mutuelles qui a fondu. Ils vous ont bien eus. Et toujours habilement, toujours en vous faisant croire que c’est la faute des médecins. Ce n’est pas faute d’avoir crié sans relâche que le tiers payant généralisé n’était qu’une façon de nous rendre totalement dépendants des organismes payeurs, sans que cela n’apporte aucune amélioration du statut des patients, bien au contraire. Déjà, certains traitements lourds sont raccourcis, particulièrement dans des domaines ou les médicaments sont chers, comme en cancérologie. Voire interrompus comme récemment dans ma spécialité des traitements par un nouvel immunosuppresseur suspendus du jour au lendemain pour une seule raison : trop coûteux.

Sincèrement, on est désolés

On est désolés, parce que quand vous êtes vraiment malade, que vous avez besoin de votre généraliste urgemment, il n’est pas disponible. On est désolés que vous râliez, parce que s’il ne vous reçoit pas en consultation aussi vite que vous voulez, c’est qu’il a de bonnes raisons. Certains jours, il n’est pas à son cabinet, peut-être, mais il n’est pas non plus au golf, ou en train de se faire la grasse matinée pendant que vous souffrez. Il a d’autres occupations médicales souvent. Ou bien, il prend un peu de temps pour sa famille. Pourquoi en auriez-vous, du temps libre, et pas votre médecin, après tout ?  Nous travaillons déjà beaucoup. Tous, et depuis notre jeunesse. Les internes s’épuisent autant qu’il y a 30 ans, les médecins hospitaliers sont sur les genoux, et les généralistes sont pour beaucoup âgés de plus de 50 ans et fatigués.

Sincèrement, on est désolés

On est désolés, de vous voir si nombreux dans les services d’urgence. On comprend, certes, vos angoisses d’avoir un symptôme et de vouloir tout de suite s’assurer que ce n’est pas grave. Mais, on ne comprend pas que vous ne comprenez pas que tous les autres font comme vous, et que nous, aux urgences, on ne peut pas suivre. Parce qu’on n’a pas assez de moyens, pas assez de temps soignant, pour faire face à cet afflux permanent de patients aux urgences. On est désolés de votre incompréhension face à ces situations, de vos impatiences, de vos critiques. On fait de notre mieux pour voir tous ceux qui se présentent, avec des priorités selon la gravité de leur état.

Sincèrement, on est désolés

On est désolés d’entendre ressasser inlassablement sur les restes à charge des patients, et de voir toujours les médecins désignés comme des détrousseurs. Parce que le reste à charge concernant les frais médicaux, est pour beaucoup issu des franchises de remboursement des consultations et des boites de médicaments. Parce que l’essentiel du reste à charge ce sont les dépenses de dentaire et d’optique. Mais, cherchez bien un tableau sur cette répartition, vous ne le trouverez pas si facilement. Il y a des évidences qu’il vaut mieux taire, et charger la barque des médecins avec leurs honoraires est si facile. La seule spécialité dont les ¾ des médecins font des dépassements c’est la chirurgie. Parce que les honoraires des actes chirurgicaux n’ont pratiquement pas été revalorisés depuis des années, et qu’un chirurgien ne peut pas vivre correctement s’il pratique les tarifs de la sécurité sociale, tout en payant 20000 euros annuels d’assurance. On l’a expliqué, réexpliqué. Ce qui est rare finit forcément un jour par être cher, et c’est exactement la situation de la chirurgie en France. Et vous ne vous rabattrez pas sur l’hôpital public, qui manque dramatiquement de bras chirurgicaux, et même d’anesthésistes pour endormir les malades. On est désolés. Parce que c’est à vous, patients, que cela arrive. Et qu’on ne peut pas changer cela. La plupart des médecins gagnent la même chose, voire moins qu’un cadre de leur niveau d’ancienneté. On ne peut pas plus demander à un médecin de baisser ses honoraires, qu’à un salarié de baisser son salaire.

On est désolés

Désolés d’être dans une société ou des médecins se font tuer ou blesser par des patients. Désolés d’être dans une société ou les médecins sont agressés, donc agressifs parfois aussi. Désolés d’être à votre image, chers patients. Nous aussi avons des envies, des besoins, des exigences, mais aussi beaucoup, énormément de frustrations. La frustration nait, vous le savez, vous vous en plaignez, du manque de dialogue. Nous, les médecins, nous manquons de dialogue, tant avec nos tutelles, qu’avec les patients. Nous voudrions construire une médecine qui satisfasse autant les donneurs de soins que les utilisateurs, et chaque jour démontre que l’emprise financière, la mainmise de l’argent, nous éloignent d’une certaine représentation de l’idéal du monde médical, vu par les patients, comme par les médecins. C’est un sentiment que nous partageons souvent, la désolation. Comment aurions-nous pu éviter d’en arriver à ce stade de découragement ? Comment en sortir en allant de l’avant ? 

59 réflexions sur “Chers patients, on est désolés

  1. Je suis atteint d’une maladie chronique évolutive. Il y a mon médecin de campagne, dans mon village, un médecin qui vient de Roumanie. Un médecin qui ne fait que remplir des ordonnances en nous demandons « de quoi avez-vous besoin ? ». Un médecin qui ne s’intéresse pas du tout à mon cas et qui, chaque fois que vais le voir, facture à la société 23 euros pour ne pas me demander comment je vais, pour ne pas prendre ma tension, pour ne pas m’ausculter, pour éviter le sujet qui fâche… ma maladie…. Un médecin auquel je dois demander systématiquement de me prescrire les analyses que je dois faire vu mon âge et mon affection… Un médecin qui ne répond pas aux invitations des spécialistes de notre région pour organiser un suivi collégial de patients qu’ils ont en commun. Un médecin qui part en vacances en mettant sur la porte de son cabinet « Absent du « tant » au « tant » – En cas d’urgence faites le 15″. Et ce médecin semble avoir un train de vie tout à fait confortable ! A qui la faute tout ça ? Certainement pas à moi ! Et pourtant je suis malade, je cotise depuis longtemps à la sécu, je sais que j’ai des devoirs, mais j’ai des droits également. En attendant j’organise tout seul mon parcours de malade, je trouve moi-même les spécialistes qui peuvent me soigner, je supporte sans trop râler les kilomètres pour faire du nomadisme médical en supportant du coup le surcoût des honoraires médicaux non remboursés puisque hors du circuit normal… et je ne touche même pas 23 euros par visite. Voulez-vous que je vous dise ce qui me reste à la fin du mois pour vivre ? Je suis fatigué d’entendre les gens se plaindre quand moi je ne demande qu’un peu d’attention et d’humanité !

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      1. Quand tu habite, hors des grandes villes, tu n’a pas toujours le choix. En campagne c’est le désert médical. Mais bien sûr les lois et décisions ne sont prises que pour les villes. Votre réponse est nulle.

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    1. A 23€, le tarif d’une coupe de cheveux; vous espérez quoi de plus? Les français on la médecine qu’il mérite. Une médecine low-cost imposée par les pouvoirs publiques.

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      1. J’ai toujours trouvé anormal qu’on compare le prix d’une coupe de cheveux à celui d’une consultation. Le médecin au final gagne mieux sa vie qu’un coiffeur, et les métiers n’ont rien à voir !

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        1. Salut, cette réponse n’est pas non plus satisfaisante… tu parles de quoi: du salaire moyen d’un coiffeur salarié (celui qui te paye toujours en liquide avec ses pourboires) ou du patron du salon de coiffure… on n’a pas fait les mêmes études, on n’a pas les mêmes responsabilités non plus… alors si comparaison n’est pas raison, cette comparaison n’est pas déraisonnable non plus…

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        2. En effet les métiers n’ont rien à voir, votre coiffeur ne vous guérira pas ni ne vous sauvra pas la vie, n’aura pas fait 10 ans d’étude de médecine, il ne fera pas de gardes, pas de we, pas de jours fériés, il aura sa pause café et sa pause déjeuner, et fera 35 heures par semaine et il vous demandera 50 euros pour une coupe de cheveux. Le médecin lui recevra 23 euros, pour 50 voire 60 heures par semaine. Le médecin gagne mieux sa vie car il fait le double d’heures par semaine mais moins bien payées!! Demandez à votre coiffeur de faire 60 heures par semaine et on en reparlera!! Demandez lui de ne pas prendre ses vacances car il n’a pas de remplacant!!! Demandez lui de faire la garde du 24 decembre ou du 31!! Quand le métier de médecin aura disparu car trop contraignant et trop peu valorisé, vous n’aurez que vos yeux pour pleurer, et ce ne sera pas faute de vous avoir prévenu… et vous demanderez au coiffeur de vous ausculter!!!

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        3. les métiers n’ont en effet rien a voir, et la comparaison me parait justement excellente… 23 euros, beaucoup de coiffeurs demandent le double sans que cela ne choque personne, et si le médecin gagne mieux sa vie au final, c’est uniquement parce qu’il travaille deux fois plus.

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        4. Le rythme du medecin de travail n’est pas le même !
          Dans le salon de coiffure ou je vais, pour une salariée il y a une apprentie ! Pour une coupe elle essaie de vous vendre 2 produits sur lesquelles elle touche 10 à 15% Et comme je La paie toujours en espèces ET sans facture: Le chiffre d’affaires officiel du salon n’a rien a voir avec Le vrai chiffre.
          Et puis les avantages offerts par les marques( ne me parler pas des » croisières offertes pas les laboratoires cela n’existe plus depuis plus de 25 ans: personnellement jamais un labo ne m’a proposé quoi que ce soit! Et j’ai 68 ans et je travaille encore!)
          .. Et en fin de carrière un fond de commerce voir un fond immobilier à vendre modifie considérablement la comparaison :
          60 à 70h de travail pour le medecin , même si il gagne 10 000€ par mois, dont il faut qu’il mette 20% D’épargne pour sa retraite Et » ses coups durs » de Santé ( pas d’indemnités journalières) cela fait 4000€ par mois avec factures, somme qu’il commence à gagner vers 32 ans alors que La majorité des salariés à déjà débuté le remboursement de son emprunt immobilier depuis 6 à 8 ans!
          Bon de tout façon les jeunes Medecins Le savent cet « enfer » Et vont faire un autre métier vous pourrez brader les etudes( augmentation du numerus) dénigrement des Medecins, coups de pouces financiers pour ceci cela: ce qu’un medecin veut c’est de la reconnaissance et un tarif correct pour une médecine de plus en plus complexe)
          Bonne chance dans votre cabine high tech sans humanité.
          Telemedecine : ca fait 9 mois que nous essayons de faire marcher un logiciel « d’état » !!!!dr Z.

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    2. Un bon conseil: changez de medecin mais n’attendez plus un med vin à votre porte un’med vin corvéable à merci. Quand un gouvernement ne valorise pas et ne r valorise pas ses soignants il ne les respecte pas. Ne nous donnons pas de la situation où nous sommes. Les responsables sont les politiques qui n’ont jamais écouté et qui paupérise une profession entière. Nous n’avons que ce que nous méritons.
      Je suis medecin Generaliste depuis 37 ans. J’ai tout donné pour mes patients et ma passion c’elke d’être medecin mais je ne regrette pas d’être proche de la retraite.
      Moi aussi je suis désolé.

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    3. Désolé de voir que vous n’appréciez pas le médecin qui est venu s’installer près de chez vous. Désolée que l’on soit obligé de faire installer des médecins étrangers car on n’a pas formé suffisamment de praticiens ici. Nous n’avons pas voulu que cela se passe comme cela, les patients ne nous ont pas crus. Critiquez le système qui a mené à cette situation triste qui est la votre, mais pas le corps médical, il ne voulait pas de ça.

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  2. Chers médecins, pardon
    Pardon d’avoir cru que comme moi, vous auriez le sens de votre mission qui n’est pas vraiment celle d’une société privée,
    Pardon d’être malades et parfois revêches, la souffrance ne nous aide pas vraiment à comprendre vos problèmes,
    Pardon de vous supplier pour nous donner un rendez vous à 120 euros,
    Pardon d’être devenus des clients, qui, comme ils doivent payer de plus en plus, seraient bien aises d’être reçus avec soin et politesse,
    Pardon de n’avoir pas réussi à dialoguer avec vous,
    Pardon d’avoir des maladies chroniques parce qu’on a vieilli,
    Pardon d’être séparé, divorcé, veuf ou veuve,
    Pardon de n’avoir pas les moyens,
    Pardon d’habiter dans un désert, que vous ne venez visiter qu’en vacances,
    Pardon pour tous les maux de la société que nous supportons ensemble,

    Et si nous commencions à chercher des solutions ENSEMBLE?
    Nous ne demandons qu’un peu de considération et d’humanité, c’est trop demander?

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    1. j’ai l’impression que vous n’avez rien lu (ou alors vous ne voulez pas comprendre).
      prenez le temps de relire le post initial en essayant l’empathie.
      – la France est un desert, pas que votre campagne
      – vous ne payez pas de plus en plus, les tarifs stagnent
      – pas les moyens d’avancer 23€? votre telephone portable, vous l’avez payé combien?
      – pour vouloir etre recu avec soins et politesse, encore faut il etre soi meme poli et respectueux

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      1. Madame
        J’ai bien tout lu, je vous assure!
        Outre le fait que je ne trouve plus de médecin à 23 euros, je suis de nature à considérer qu’un téléphone ne doit pas valoir 1000 euros et je ne le paie que 1 euro.
        Et puisque vous parlez de politesse, je vous renvoie les paroles d’un oncologue: « Ah le cancer du sein, c’est la maladie des vieilles femmes » ou alors: « vous êtes inquiete? allez vous faire suivre, je ne peux rien pour vous ». Et j’en raconterais bien d’autre si je n’avais pas conscience de la politesse que je dois aux autres lecteurs.
        Je ne vous fait pas l’affront de vous dire de bien me comprendre…
        mes salutations

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        1. s’il n’y a pas de medecin a 23€ peut etre que la reponse est justement dans le post ci dessus. Ou bien lisez l’analyse de Charbonnier ci dessous, lui (elle?) semble avoir bien lu (et compris)
          Les paroles d’un medecin valent elles pour toute une profession? Ce que vous rapportez semble caricaturale (mais peut etre vrai, malheureusement)

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    2. le sens de son message n’est pas d’etre désolé, mais de tourner le projecteur vers les responsables des deserts, du desengagement de la sécu, voire meme de son transfert au privé (le pire arrive). Quand la belle loi Leroux (dec 2014) a imposé les mutuelles obligatoires (début de l’arnaque actuelle, qui a été montée en douceur), seul le corps médical et paramedical etait dans la rue, et un tour de passe passe mediatique a creé l’amalgame avec le secteur 2 (en filmant 2 chir esthetique nicois qui se goinfraient). Entre deux match de foot et une émission débilitante « hanouna-like » qui est tombé dans le panneau ? Non ca n’est pas un message d’excuses, mais plutot accusateur. Ce n’est pas aux medecins, en fait, de defendre vos droits, mais a vous, au peuple, aux utilisateurs, aux « clients », d’aller hurler sur l’autel du pognon, qu’ont vous a volé, par négligence, désinteret et avarice un droit sacré : celui d’etre soigné et d’y avoir acces. La mission d’un medecin n’a JAMAIS été de partir à 30 ans la ou il n’y a plus rien, de confier ses enfants a un chauffeur de bus chaque matin pour 1h. Les « professionnels de santé » comme dit l’autre mafieuse n’ont aucune formation, aucun cours magistral type SM, ou l’on apprend a se mettre des coups de fouet, pour information, et à l’heure où les boulangeries et même les troquets ferment, assassinés par le RSI, ce n’est pas a eux qu’il faut en vouloir. N’oubliez pas qu’un medecin a bac+10 parle generalement 2 ou 3 langues, et qu’apprecié dans chaque pays, il lui suffit de passer N’IMPORTE quelle frontiere pour doubler ou tripler son salaire, diminuer ses charges par deux et oublier la paperasse stupide et inutile. Donc beaucoup de ceux qui restent le font deja par « mission » comme vous dites. Alors cessez d’accuser ceux qui vous soignent, cessez de vous plaindre, allez plutot chercher les responsables en-haut, qui tartinent leurs fins de mois a pres 10000e pour applaudir les lobbys en se foutant eperdument de vos campagnes, allez y hurler, à défaut, remerciez les soignants francais qui restent encore…

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      1. Et les kinés et autres paramédicaux pensent la même chose. Descendez dans la rue avec les professionnels de santé lorsqu’ils veulent vous protéger contre le tiers-payant car oui il est dangereux!

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    3. Chère Cerisette
      Vous médecins aussi ont vieilli, ont des maladies chroniques, sont séparés, divorcés, veufs ou veuves, ou au contraire jeunes et souhaitant vivre en ville.
      En fait, les médecins sont l’image de la société. Ce qui est faux, est l’image que l’on continue à se faire de leurs devoirs envers les patients. Ne pas avoir assez de temps pour écouter chaque patient ne veut pas dire que nous n’avons pas de considération, ni d’humanité.

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  3. l essentiel du reste à charge en dentaire ….évidemment puisque politiques SS et mutuelles n ont rien investi dans ce secteur en jachère de remboursements depuis plus de 30 ans ! aucun traitement pris en charge pour les nombreux TTT des affections des gencives et de l os (75 à 80 % de la population en sont plus ou moins gravement atteints)….aucun remboursement pour la pose d implants….faiblissimes bases de rbst en prothèse non réajustés depuis 35 ans …..etc etc à qui la faute ? aux mêmes que ceux fustigés dans ce post initial ! et maintenant après cet abandon en règle alors que vos cotisations sociales et mutuelles ont au minimum quintuplées la seule variable d ajustement pour diminuer le reste à charge sera de diminuer autoritairement et drastiquement les honoraires de prothèse ! ben voyons c est bien une solutions d’énarques et d ultra dogmatiques machiavéliques tels que notre MARISOLDE nationale !

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    1. On se demande vraiment pourquoi seuls les médecins alertent sur cette question, elle est tellement évidente que la manipulation consistant à l’éluder est agaçante à la longue, j’en conviens

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  4. Bonjour ; Enfin pas vraiment.
    Je comprends les arguments proposés et je regrette que nous en soyons arrivé là. Mais le « nous » n’est pas seulement le « nous » français, avec des systèmes très différents vous obtenez les mêmes arguments en Angleterre (faut-il dire Royaume Unis?) en Suède, aux USA, en Italie. Pourtant chaque pays a essayé son système et les résultats sont identiques, peut-être encore plus dramatique au R.U. où le NHS à le statut d’icône nationale.
    Un commentaire fait état du manque d’intérêt de son médecin, qui ne prend pas la tension, n’ausculte pas, ne s’intéresse pas à sa maladie. C’est intéressant. Regardez les feuilletons et vous verrez les médecins avec le traditionnel stéthoscope qui ne sert à rien, c’est un peu la rosette de la Légion d’Honneur, cela fait plaisir.
    Permettez-moi de digresser un peu. Lorsque vous allez voir un dentiste allemand, suédois, l’hygiéniste inspecte et nettoie vos dents avant de vos remettre au dentiste. Parfois, souvent, il n’est pas nécessaire de voir le dentiste. En France un hygiéniste semble ne pas avoir le droit de vous demander d’ouvrir la bouche, encore moins de mettre un tournet-visse dedans. De même en médecine, en Suède, en Allemagne, avant de voir le médecin, l’assistant aura pris la tension, le pouls, la température mis a jour la fiche du « qui quoi comment ou  quand  combien, et malheureusement aussi mesuré la sédimentation (plus maintenant, on a mieux)» pris une goutte de sang pour le passer dans la machine à laver qui va donner les chiffres de base avant de vous remettre au médecin. Souvent vous n’avez pas besoin de voir le médecin.
    Coté négatif de la procédure, si vous arrivez au médecin c’est qu’un problème nécessite sa compétence, cela n’est pas bon signe. Désavantage pour le médecin c’est comme de travailler toute la journée à répondre à « Questions pour un Champion », sans avoir si vous avez donné la bonne ou mauvaise réponse. Le médecin peut et doit si il croit que cela dépasse son niveau d’analyse ou d’action vous transmettre au CHU. Il n’aime pas et le CHU n’aime pas.
    L’efficacité du système est immense.Pour éviter les abus (est-ce qu’ont peut définir un abus?) un payement de base est demandé, si les soins deviennent trop (c’est combien ?) onéreux, vous êtes pris en charge.
    L’industrie a compris cette organisation dès 1935. Pourquoi le monde médical doit-il rester un artisanat ?
    L’avenir n’est ni sombre ni clair, il est différent. Les médecins ne vont pas pousser comme des champignons, les malades vont augmenter, les patrologies de plus en plus complexe, les procès de plus en plus nombreux et chers. Les systèmes médicaux vont devenir de plus en plus sophistiqués et onéreux. Est-ce que vous vous souvenez du temps ou nous avions que deux R.M.I. en France ? Aujourd’hui le malade à qui on demande de faire faire un radio se sent floué, pourquoi pas un scanner ou un PET ?
    Pourtant l’avenir est déjà derrière nous. Vous souvenez vous des cris de dérision et de moquerie lorsque des Start up on voulu nous vendre des équipements d’auto-mesure ? A un tel point que le patient qui mesure sa tension est considéré comme un obsédé et hypocondriaque. Encore heureux que nous acceptions et encourageant la mesure du sucre.
    Nos start-up propose déjà des toilettes qui analyse automatiquement vos déjections. C’est évident et effrayant mais nécessaire.
    Nos start-up proposent déjà des smart-phone qui chaque jour reçoivent de nouvelles applications qui vont étudier votre coeur (facile) votre sueur, votre respiration (par exemple la détection si essentielle du méthane), et si je peux me permettre d’être scatologique il est regrettable que nos jeunes n’ont pas le culot de proposer une application où vous pétez sur le smart-phone, pourtant mes médecins de Louis XIV savaient le faire.
    Dans notre Univers ou Orwell devient la réalité et non la fiction, demain qui est hier, sera fait d’un détecteur implanté en communication directe avec un système cloud, et un jour lorsque vous marchez tranquillement dans la rue une ambulance s’arrêtera a côté de vous et vous embarquera pour le Centre de Soin (dans le langage de Orwell, Centre de Soin est double talk pour crématoire).
    Notre problème est que nous avons tellement de mal à marcher à la vitesse de nos jambes que nous sommes toujours en retard d’une génération, sauf pour faire la guerre, encore que même la nos méthodes sont surannées ;
    Merci de votre patience est espérant que vous voudrez bien me pardonner, pourtant au moment ou j’écris je n’ai pas l’excuse d’être sous anti-douleurs.

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  5. Bonjour,
    D’abord, merci d’avoir créé ce blog et merci d’écrire aussi bien, c’est un vrai plaisir de vous lire!
    Etant médecin de famille en milieu semi-rural et exerçant depuis 30 ans, non seulement je suis d’accord avec tout ce que vous décrivez (et avec tous les arguments du Dr Charbonnier) mais je suis encore plus pessimiste que vous!

    Il existe une forte probabilité d’avoir une CATASTROPHE SANITAIRE et donc un grand nombre de décès dans 5 ans environ. Pourquoi ?
    Pour que mes patients comprennent, il suffit de leur dire « imaginez que vous n’ayez plus que 3 pompiers pour éteindre 5 ou 6 incendies ,c’est déjà difficilement réalisable, quand il n’en restera plus que 2 ,cela deviendra une mission impossible ». Il ne reste plus qu’à rajouter :  » pour les médecins c’est pareil, dans 5 ans nous aurons environ 30% de généralistes en moins, je vous laisse imaginer ce qui nous attend… ».

    J’admire le ton de votre article avec « Chers patients on est désolés », cela facilite le dialogue et c’est beaucoup plus constructif que la colère que je ressens quand j’entends nos responsables politiques proposer simplement d’augmenter le numerus clausus pour résoudre le problème du manque de médecins. J’espère que vous me pardonnerez de vous emprunter votre phrase pour donner quelques explications .
    « Chers patients , on est désolés », mais nos élus politiques (et leurs conseillers) n’ont toujours pas compris qu’augmenter le numerus clausus de 10%, 20% 30% ou même 50% ne résoudra pas le problème du manque de médecins! Pourquoi :
    1) nous avons tout ce qu’il faut comme médecins diplômés , mais nous manquons cruellement de médecins installés en libéral
    2) l’ordre des médecins publie régulièrement des chiffres alarmants :
    — depuis 20 ans sur chaque promotion obtenant son diplôme de médecin généraliste , seuls 8% à 9% d’entre eux s’installent en libéral ( il y a eu 2 exceptions, avec 12% d’installation en libéral sur toute la promotion…)
    –depuis quelques années, 25% des étudiants obtenant leur diplôme de médecin généraliste ne s’inscrivent pas à l’ordre des médecins, En clair, il tourne le dos à la médecine et décident qu’il n’exerceront jamais le métier de médecin!
    3) en quelques années, le nombre de médecins ayant moins de 55 ans et qui dévissent leur plaque (c’est à dire qu’ils arrêtent de travailler en libéral), a dépassé 700/an puis 800/an et a même atteint 900 sur une année.
    4) si on fait un calcul approximatif , pour simplement remplacer chaque année les médecins généralistes qui quittent l’exercice libéral (départ à la retraite, dévissage de plaque , décès par suicide (3 fois plus que dans la population normale) ou décès par cancer (2,8 fois plus que dans la population normale), etc) , il faudrait qu’au moins 30 % de ceux qui obtiennent leur diplômes de médecin généralistes décident de s’installer en libéral, chaque année.
    En clair, puisque moins de 10% de chaque promotion choisissent le libéral , il faudrait multiplier le numérus clausus par 3….
    Autre solution, complètement utopiste … que nos hommes politiques (et leurs conseillers ) daignent enfin aller rencontrer les étudiants internes en médecine générale, pour leur demander :
    –pourquoi ils ne veulent pas s’installer
    –que faudrait il changer pour qu’ils s’installent

    Désolé pour cette diarrhée verbale qui vient polluer votre blog…l’épidémie de gastro-entérite qui sévit par ici a du me contaminer…

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    1. Merci beaucoup de votre gentil commentaire et des indications que vous ajoutez, quand les lecteurs ont pris la peine d’une longue réflexion c’est très important pour celui qui a écrit.

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  6. Bonjour à tous.

    Je suis forcé de constater que la population s’affronte ouvertement. Ne serait il pad plus productif de s’unir? On sait aujourd’hui que l’état ne remplit aucun rôle et démissionne sas aucune impunité. Peut être pourrions nous prendre par la main et nous organiser sans l’état….les restos du cœur en sont une belle illustration non?

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      1. Le système des cabinets des pays germaniques/scandinaves (mentionné plus haut ds les commentaires, avec une infirmière qui prends la tension, etc…avant la consultation à proprement parler) ne peut-il pas être appliqué en France? Cela semble une bonne piste pour alléger (un petit peu) la charge de travail, non?

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        1. en Suisse, l’assistante qui prend la TA, etc.. est payée 3000€ net.
          Impossible de salarier quelqu’un comme cela en France sans augmenter les revenus medicaux.
          Malheureusement (ou pas) , pour avoir de la qualité il faut investir de l’argent. Sinon on a une medecine low cost.
          Mais quand on degage du temps medical avec une IDE/assistante, c’est potentiellement plus de temps a ecouter le patient et plus de patients par jour donc moins de delais.

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        2. Bonjour; je suis ému que quelqu’un ai lu mes commentaires. Cela me gène un peu, ça va coincer mon déconnographe. Au début de la discussion sur le « coiffeur » j’ai été perplexe. Le coiffeur en 1960 était cité comme un métier sans risque de robotisation et utilisé (comme le hamburger) pour les comparaisons internationales. Puis cela m’a gratté
          Vous avez raison de faire intervenir le coiffeur.
          Il met de l’ordre dans le foin que nous avons sur la tête, pourquoi?
          Il a une fonction sociale si importante, on dit à son coiffeur ce qu’on ne dit pas à son médecin (dixit journaux dits « pour femmes »)
          Il a la fonction d’épouillage si nécessaire pour les liens sociaux
          Alors le médecin?
          Il a la fonction sociale, vous pouvez lui dire que vous avez mal a des endroits que l’indécence m’interdit d’écrire
          Avec le stéthoscope et « tirez-la langue » il a la fonction d’épouillage.
          Son tarif ressemble étrangement à celui des médecins.
          Vous en sortez plus beau/puissant, Frederic Dard (San Antonio) racontait ces soirées des années 50 où chaque convive mettait sur la table ses médicaments « pour le foie ». Et on échangeait. Selon San Antonio plus que les les pilules.
          Avez-vous observé ce grave problème éthique des coiffeurs. Votre coiffeur sait avant votre généraliste que vous avez un problème. Vos cheveux parlent de votre vie des 20 derniers jours et votre cuir chevelu hurle. Et pourtant ontologiquement votre coiffeur doit être silencieux. Une autre profession est le dentiste qui sait avant votre généraliste que vous avez un trouble grave et pourtant il se tait. Il veut être aveugle et muet.
          Un médecin américain des années 60 lors des séminaires (payés) demandait aux participants de tirer la langue et prétendait être capable de faire un diagnostic. Quelle est la dernière fois que votre médecin vous a demandé de tirer la langue autrement que pour avoir accès au fond de la gorge?
          Pour terminer, oubliez tout ce que vous appris sur la médecine des années glorieuses, elle est morte (et ne le sait pas). L’avenir est trop tard pour la plus part d’entre-vous. Pensez que vos petits enfant ne comprendrons pas des mots comme « médecin », « hôpital » salle d’attente ». Merci de votre patience
          Vaniteusement votre
          Ps n’allez pas sur mon compte WordPress, je suis trop fatigué pour faire l’effort de comprendre comment il faut l’organiser

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  7. Que de haine et de méchanceté vis à vis des seul(e)s qui osent formuler leur opinion. Dans cet état d’esprit je ne vois pas comment le dialogue pourrait sereinement s’instaurer.
    Si vous ne souhaitez discuter qu’avec ceux qui sont d’accord avec vous il faudrait le préciser dès le début.
    Je ne trouve pas quant à moi que vos « désolations » soient bien efficaces pour résoudre vos problèmes.
    Je suis d’accord pour que vous gagniez plus- mais c’est bien souvent le cas en raison des dépassements d’honoraires fréquents. Je ne trouve plus personne qui consulte à 23 euros.
    Voyons bien que si vos honoraires augmentent (c’est légitime encore une fois), il vous faudra également pouvoir consacrer plus de temps aux patients. Ce n’est pas vraiment ce que j’ai pu observer.
    Vous travaillez trop? C’est vrai aussi! Je suis également d’accord. Comme chef d’entreprise je travaille plus de 60 heures par semaine (j’emploie 10 personnes) et je suis très mal payé : moins de 2000 euros/mois. C’est triste aussi, surtout quand on a fait des études très très sélectives.
    Un chauffeur de taxi de mes amis travaille aussi 12 heures/jour, c’est bien triste, vous ne trouvez pas? Ah, c’est vrai, c’est un idiot, lui, selon vos critères, il n’a pas fait 15 ans d’études.
    Il faut donc que nous regardions ceux qui gagnent vraiment beaucoup plus que nous: les laboratoires? l’industrie pharmaceutique? les 8 personnes au monde qui possèdent autant que 3.5 milliards d’individus?
    Pourrions nous svp instaurer un vrai dialogue, nous unir plutôt que nous jeter des seaux d’insultes à la figure?

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  8. Pour être un peu plus concret il faudrait des médecins des infirmières des pharmaciens entourés de bénévole de tous horizons. Monter une association 1901 peut-être, pour donner un aspect légale à cette action. Trouver des locaux, fixe ou mobile et aider les gens de plus en plus exclus du système de santé. Ce n’est pas si loin des restau du cœur et j’imagine que cela pourrait être réaliste. Je suis peut être seul à le penser et j’aimerais que l’on de plus en plus nombreux dans ce projet. De sponsors pourraient aider?

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  9. Mon commentaire portait sur l’ensemble de la discussion (tout le fil) que je trouvais peu amène vis à vis de ceux et celles qui n’étaient pas d’accord avec la ligne dominante.
    J’aime bien le commentaire d’anonyme du 9/02/17 . Au moins on commence à formuler des propositions. Et je serais d’accord pour aider.
    Il me semble assez inutile par contre d’aller hurler dans la rue car le problème est beaucoup plus global, il ne s’agit pas seulement d’une mauvaise volonté de l’Etat qui doit faire face (peu importe la majorité au pouvoir) à une dette importante et surtout à une récession sans précédent.
    Donc se retrousser les manches et faire dans le concret me parait bien meilleur.
    Se déconventionner? mais ils le font tous et ce n’est pas vraiment mieux, mais pourquoi pas? attention, il faudra ensuite être complaisant avec les « clients »….

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  10. Sérieux les médecins sont pas à plaindre comparé aux pharmaciens à qui ont veut carrément détruire leur profession…; Et puis c’est quoi cette affaire de oui les femmes elles ont envie d’une famille de pas travailler la nuit ou je ne sais quoi, si elle veut ça elle n’avait qu’a pas faire médecine. Vous etes médecins pour soigner pas pour être a coté des plages toute l’année.

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    1. Cher(e) Anonyme,
      Vous avez parfaitement raison, les pharmaciens n’ont pas la vie facile. Ceux qui sont installés en zone rurale ou semi-rurale sont directement menacés de fermer suite à la disparition des médecins généralistes. Les autres subissent l’angoisse et l’humiliation des impayés qui atteignent chaque années des sommes très élevées (l’union des pharmaciens a publié les chiffres exacts ,il y a quelques semaines), alors qu’ils remplissent correctement leurs dossiers de tiers-payant!
      Il y a aussi la visite de l’inspecteur en pharmacie , qui menace de vous obliger à fermer votre officine , parce qu’il estime que les boites de vitamines ne sont pas assez en hauteur….. alors que, la grande surface d’à côté, n’a souvent pas de pharmacien, et, n’importe quel enfant de 4 ans ou 5 ans, installé dans un chariot peut attraper plusieurs boites de vitamines…
      Il y a, bien sur, beaucoup d’autres problèmes pour les pharmaciens, il suffit d’aller sur les pages Facebook de leurs mouvements pour en savoir plus.
      Mais, comme vous avez pu le constater dans les autres articles de DOCML, ce sont toutes les professions de santé qui souffrent : infirmières, kinésithérapeutes, aide-soignantes, opticiens, audio-prothésistes, orthophonistes, dentistes, médecins, etc. Là aussi, il suffit d’aller sur les pages Facebook des différents mouvements pour en savoir plus ou… pour les aider à se battre.

      Votre point de vue sur mes consoeurs m’attriste.
      Il est évident, qu’elles doivent concilier 2 activités: leur activité professionnelle et leur « activité de maîtresse de maison »! Cette deuxième activité reste lourde même quand le conjoint participe aux tâches ménagères. A plusieurs reprises, ma femme a du s’absenter pendant plusieurs semaines. Pour les enfants, j’ai très bien géré et ils ont conservé des très bons souvenirs, mais…ils ont aussi des anecdotes savoureuses : la cuisine qu’il a fallu repeindre parce que j’ai fait cramer les steacks pendant que je m’occupais de la machine à laver, quelques vêtements ayant rétréci au lavage, etc
      Pour revenir à l’activité professionnelle, la loi européenne n’autorise pas qu’un salarié travaille plus que 48 heures par semaine et pas plus que 14 heures de suite. Pendant les 3 à 5 ans d’internat, les internes font 70 à 90 heures par semaine (on passera sous silence les week-ends de garde lors desquels ils ne dorment pas plus que 4 heures!). L’Etat , dans l’illégalité la plus totale, abuse, maltraite et sous-payent ses internes…
      Quand il faut s’installer, pourquoi nos consoeurs devraient elles travailler à nouveau plus que ce que la loi européenne autorise pour les salariés ?
      Quand nos consoeurs attendent un enfant, pendant le congé de maternité il faut continuer à payer le loyer du cabinet, l’urssaf, la caisse de retraite…. elles continuent donc à travailler pratiquement jusqu’à l’accouchement.
      Si l’une de nos consoeurs »fait » un cancer du sein, elle doit se soigner sans s’arrêter (toujours pour payer le loyer du cabinet , l’urssaf, la caisse de retraite, etc), car elle n’a droit à aucune indemnité maladie pendant 90 jours.
      Bien sûr, nos collègues féminines des autres professions de santé subissent la même situation.
      Quand au travail de nuit , c’est définitivement NON! Indépendamment de la fatigue et des risques d’erreur médicale qui suivent une garde de nuit, le travail de nuit est aussi devenu dangereux pour la vie du médecin ! Certaines zones sont devenues des » zones de non droit ». Pour l’une d’elles, je suis le seul médecin de mon secteur « autorisé » à pénétrer sur la place , non pas que j’ai plus de tripes que mes collègues, mais uniquement parce que je connais les occupants depuis 25 à 30 ans.
      Les infirmières avaient un excellent slogan : » NI NONNES, NI BONNES, NI CONNES » , il est malheureusement encore plus d’actualité.

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  11. Bonjour ; bravo et merci à notre consœur ML pour son blog certainement chronophage qui ne va pas manquer de la faire «repérer ». Mais trêve de pseudo paranoïa, nos problèmes de médecins libéraux/patients me semblent s’articuler autour de plusieurs constats :
    1)La santé est aujourd’hui gérée uniquement par des comptables préoccupés UNIQUEMENT par le budgétaire, épaulés par des spécialistes de la communication eux même préoccupés UNIQUEMENT par la manière d’imposer les suppositoires successivement administrés à la profession et au public.
    2)OUI, le nerf de la guerre est l’argent, puisque ce sont ces comptables fonctionnaires qui gèrent la santé, et donc « FONCTIONNENT » dans le cadre qu’on leur attribue, à savoir les axiomes du genre : la sécu est en déficit, la santé doit s’auto financer …
    3)Nous sommes censés être défendus par des syndicats qui ne font pas le poids face à de tels spécialistes, qui ont fait eux aussi des études longues pour apprendre à atteindre leurs objectifs. Syndicats corrompus au moins intellectuellement, ravis et flattés qu’ils sont de pouvoir déjeuner avec des secrétaires d’état, de fouler le sol de l’Elisée, de voir leur signature prendre une importance si considérable. Ils nous disent NON à la loi Santé mais négocient des avenants : ça ne veut pas dire non, ça veut dire oui mais !!
    4)patients et médecins ne sont donc finalement pas fédérés, ce qui nous permet d’être victime d’une technique chère à nos gouvernants : diviser pour mieux régner, comme en témoigne ce blog où on se compare aux coiffeurs, et autres travailleurs méritants, qui eux aussi pourtant, avec tous les travailleurs indépendants, PME, commerçants, agriculteurs, font bouillir la marmite de la France, et permettent à nos dirigeants de nager dans l’eau trouble de la démagogie …

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    1. l’argent, l’argent, l’argent, l’argent !!! Dès qu’un médecin en parle, il se fait lorgner de travers. Et pourtant gardons à l’esprit la dynamique du (des) problème(s) sous les deux angles patient/médecin :
      patient : mal soigné, ou déconsidération selon lui, ou pas de disponibilité du praticien, ou dépassement d’honoraires
      médecin : débordé, débordé, débordé, débordé, débordé, débordé, débordé, débordé, débordé,
      Donc solution : + de fric, ce qui pourrait permettre :
      -assistante pour les petits gestes (tension, ECG,…)
      -secrétaire supplémentaire : gérer l’accueil, le téléphone, les téléchargements du bio serveur, scan des comptes rendus, rangement de biologies et chiffres de tension dans les logiciels (en espérant ainsi obtenir notre ROSP de bon élève docile),les paiements , les impayés (n’oublions pas le foutoir obscur du tiers payant généralisé qui , officiellement , facilite l’accès aux soins, mais qui est fait uniquement pour numériser le travail du médecin, et pour pouvoir avoir ainsi la main mise sur notre exercice)
      -assistance informatique efficace (pas une hot line à la c.. qui nous permet surtout d’écouter la xème symphonie de machinchose pendant des heures en attendant les conseils d’un pseudo technicien)
      -parallèlement, il s’agit d’embaucher ….
      Alors là , oui, on aura une meilleure disponibilité physique et psychologique pour exercer dans la sérénité .
      Selon les sites, on nous affiche le montant moyen de la consultation européenne entre 40 et 47 euros…
      A New York, 250 dollars, sans jamais prendre les risques d’une visite à domicile.
      Bien sûr, certaines personnes mal intentionnées diront que ça n’empêchera pas certains confrères d’avoir une plus ou moins bonne écoute et une compétence variable.

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  12. Mes parents sont invalides, et ne peuvent se déplacèrent le médecin traitant refuse de se déplacé mieux même ,il leur a envoyé une lettre ,en disant qu’il ne peux les garder comme patients, et qu il tiens a leur disposition leurs dossiers médicaux! Dans leur ville il y a pas mal de médecins, et tous refusent de les prendre comme patients prétextant qu ils ont trop de patients, après tant ,d insistance ,sur l un deux, il a eu la bonté ! de les prendre en charge. Avec un peu d’ironie ,je l’en remercie

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    1. Ne plus trouver de médecin je comprends que ce soit angoissant, pour vos parents comme pour leur famille.
      Je tiens à souligner cependant que C’est un problème pas seulement individuel, mais politique, que les politiques refusent pourtant de prendre en compte, en omettant de reconnaitre que ce n’est pas de la faute des médecins, mais de leur faute à eux d’avoir géré une telle situation. Mais pour les politiques qui ont généré cet état de fait, il est bien plus commode de laisser les patients accuser les médecins d’incurie, et de ne pas vouloir prendre des patients.

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      1. à Mr Joseph Ferrara: « Avec un peu d’ironie ,je l’en remercie »: vous avez finalement trouvé, et pourtant ce médecin là qui s’occupe de vos parents, vous lui témoignez de l’ironie . Cela prouve encore une fois à quel point notre état est efficace dans la manipulation, notre population pas assez futée pour éviter de tomber dans la pratique du diviser pour mieux régner. Que chaque mécontent comme monsieur Ferrara envoie un courrier au ministère, mais que les médecins fassent corps pour que la permanence des soins soit du ressort du service public. En effet , que nous reste t il de notre statut de travailleur indépendant, à nous qui sommes payés par la sécu (10 à 15% d’impayés avec le tiers payant) (sans aucun des avantages du fonctionnariat) ? eh bien, il nous reste uniquement la possibilité de ne pas travailler quand on veut !!!! Et ça, les patients veulent nous l’enlever !!!

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        1. Je suis d’accord, et je l’ai écrit dans un post récent. Les émotions négatives des patients se transmettent forcément inconsciemment aux médecins qu’ils rencontrent. Etre en permanence dans le jugement vis à vis du corps médical est il la bonne manière d’entretenir des relations cordiales. Pas sur.

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